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Source de la Cure : localisation, altitude et secrets d’un joyau du Morvan

François Girard 5 min de lecture

La Cure, rivière emblématique qui serpente dans le massif morvandiau, attire autant les passionnés de nature que les amateurs de sensations fortes. Si son parcours de plus de 113 kilomètres est documenté, son point de départ demeure une étape clé pour comprendre la dynamique hydrologique de ce bassin versant. Située dans un écrin forestier protégé, la source de la Cure offre un aperçu des écosystèmes fragiles qui alimentent, en bout de course, le bassin de la Seine.

Où se trouve précisément la source de la Cure ?

La source de la Cure prend naissance dans le département de la Saône-et-Loire, sur le territoire de la commune d’Anost. Elle jaillit au sein du massif forestier situé à l’ouest du bourg, dans une zone boisée où la topographie marque le début du relief accidenté du Morvan. Localisée à une altitude de 725 mètres, cette émergence naturelle s’inscrit dans un environnement de vallons encaissés, typique des paysages granitiques de la région.

L’accès à la zone demande une certaine préparation, le site étant intégré dans un milieu naturel préservé. Il ne s’agit pas d’un monument aménagé, mais d’une résurgence sauvage accessible principalement par des sentiers forestiers. Ce caractère brut renforce l’intérêt de la découverte, offrant une immersion dans un Morvan authentique, loin des sentiers battus.

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La Cure en chiffres : une carte d’identité hydrologique

Pour appréhender l’importance de ce cours d’eau dans le paysage bourguignon, il est utile de consulter les données techniques qui définissent son bassin et son régime. La Cure est un affluent majeur de l’Yonne et un collecteur pour tout le secteur morvandiau.

Caractéristique Donnée
Altitude de la source 725 m
Longueur totale 113,25 km
Bassin versant 1 311 km²
Débit moyen 16,20 m³/s
Confluence Rivière Yonne (Cravant)

Ces chiffres témoignent d’un régime hydrologique puissant, influencé par les précipitations sur le massif. Le débit, bien que régulé par des ouvrages comme le barrage du lac des Settons, conserve une dynamique naturelle qui permet le maintien d’une biodiversité riche et autorise, sur certains tronçons aval, des activités de loisirs aquatiques exigeantes.

Un site naturel protégé du Morvan

La zone entourant la source est classée en ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique). Le milieu se compose principalement d’aulnaies et de prairies humides intra-forestières, des habitats propices au développement d’une flore spécialisée.

Une biodiversité végétale remarquable

Le promeneur attentif peut observer des espèces rares, adaptées à l’humidité constante du sol et à l’acidité des terres granitiques. Parmi les végétaux recensés, on retrouve le doronic d’Autriche, la renoncule à feuilles d’Aconit ou encore l’arnica des montagnes. La présence de ces espèces, parfois protégées, impose de respecter le site lors de vos explorations.

L’équilibre fragile de l’écosystème

La gestion de ce milieu repose sur un équilibre délicat. La rivière, depuis sa source, s’écoule à travers des zones où la végétation riveraine agit comme un filtre naturel. Ce processus, allié à la protection des zones humides, garantit la qualité de l’eau qui alimente, plus bas, les parcours de pêche et les zones de loisirs nautiques. La gestion de la rivière, notamment via les débits réservés, a évolué pour atteindre 900 litres par seconde depuis juillet 2013 afin d’assurer la survie biologique des milieux aquatiques.

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De la source à la confluence : un parcours segmenté

Le cours de la Cure se divise en trois sections distinctes, chacune offrant un visage différent de la rivière. Cette segmentation permet de mieux apprécier l’évolution du paysage et les usages associés.

La Haute Cure, située en amont du lac des Settons, conserve un caractère sauvage, torrentueux et encaissé. C’est ici que la rivière exprime sa nature de cours d’eau de montagne. La Moyenne Cure, après le passage des retenues, s’élargit progressivement. Ce secteur est prisé pour les sports d’eau vive, avec des passages classés en difficulté 3, voire 4, selon le niveau des eaux. Enfin, la Basse Cure, à l’approche de sa confluence avec l’Yonne, ralentit son cours et traverse des paysages plus ouverts, à proximité de sites historiques comme Vézelay ou Arcy-sur-Cure.

La vie de la rivière s’organise autour d’un mouvement perpétuel. En observant l’eau s’enrouler autour des rochers granitiques et des racines d’aulnes, on devine une dynamique de circulation complexe. Cette structure permet à la biodiversité de s’installer dans les zones de calme relatif, créant des micro-habitats où la truite fario trouve refuge contre le courant principal. Comprendre cette architecture naturelle permet aux observateurs de mieux saisir pourquoi certains secteurs sont plus riches que d’autres, transformant une simple randonnée en une leçon d’écologie appliquée.

Pourquoi la Cure fascine-t-elle les visiteurs ?

L’attrait pour la source de la Cure et sa vallée repose sur la conjonction entre un patrimoine naturel préservé et un potentiel d’activités variées. Pour le pêcheur, c’est la promesse d’eaux vives et de populations de poissons sauvages. Pour le kayakiste, c’est le défi des courants et des passages techniques à travers les gorges. Pour le randonneur, c’est la découverte d’un Morvan profond, où le silence des forêts n’est rompu que par le murmure de l’eau claire.

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En visitant ce site, vous pénétrez dans l’un des piliers du bassin versant de la Seine. Que vous soyez en quête d’une parenthèse contemplative ou d’une aventure sportive, la Cure offre, du premier filet d’eau à Anost jusqu’à sa rencontre avec l’Yonne, une expérience de territoire unique en Bourgogne-Franche-Comté.

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